Depuis la publication des lignes directrices sur l’éthique pour promouvoir une intelligence artificielle (IA) fiable par les experts de la Commission européenne en 2019, une documentation importante a été diffusée et partagée par les acteurs de ce domaine. Quelle est l’ampleur des initiatives européennes actuelles visant à rassembler autour de cette question et quel impact ont-elles sur la communauté de la recherche ? Analysons cela en détail.
Les recommandations essentielles se retrouvent dans la définition de la Commission européenne : une IA ou un SIA fiable doit respecter la législation et l’éthique européennes, et être techniquement et socialement morale.
Ils mettent l’accent sur des valeurs fondamentales telles que la sûreté, l’impact durable, l’autonomie, la responsabilité humaine, l’explicabilité, l’équité et le respect de la vie privée. En outre, ils proposent diverses recommandations pour l’industrialisation de l’intelligence artificielle (IA), comme la construction de composants IA sécurisés, le développement de données et de connaissances pour renforcer la confiance dans l’apprentissage, ainsi que la création d’une interaction de confiance entre l’utilisateur et le système basé sur l’IA.
Si de nombreux efforts sont déployés en France et en Europe pour structurer, informer et sensibiliser autour de l’IA générative et des risques associés, l’année 2024 a révélé une inquiétude croissante concernant les métiers de la recherche. Avec la prolifération rapide de l’utilisation de cette technologie dans divers domaines scientifiques, l’IA a profondément transformé le paysage de la recherche, en accélérant les découvertes et en offrant une plus grande efficacité dans la production de textes, d’images et de codes. En mars dernier, l’Union Européenne a publié des lignes directrices sur l’utilisation responsable de l’IA générative dans la recherche à l’intention de la communauté scientifique publique et privée.
En mettant en avant les principes d’intégrité de la recherche, ces recommandations offrent des orientations claires aux scientifiques, aux institutions de recherche et aux financeurs de la recherche afin de garantir une approche cohérente à l’échelle européenne, en s’appuyant sur les directives relatives à une IA digne de confiance. Les lignes directrices européennes de 2019 et la loi sur l’IA de 2024 soulignent la volonté de l’Europe de rassembler, de structurer et de rassurer dans ce domaine, en tenant compte des préoccupations de toutes les parties prenantes de la société.
Bien que des questions demeurent en suspens, telles que la réglementation et le contrôle étatique, il est désormais envisageable de développer des systèmes intelligents artificiels fiables pour répondre aux besoins des acteurs publics et privés d’aujourd’hui et de demain.
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